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" Les mots manquent aux émotions." Victor Hugo

Dans ses gravures, l’absence devient matière. Ses formes éthérées laissent place à des empreintes de silence et de résurgence dans des atmosphères fantomatiques et mélancoliques.

 

Ce sont des lieux de suspension, où ce qui se dérobe prend corps, où l’équilibre fragile entre incarnation et disparition se dessine sans s’imposer. Elles traduisent aussi la solitude, qu'elle ne voit pas comme un vide, mais comme une solitude nourricière et contemplative.

 

Faire un pas de côté, ce n’est pas quitter le monde. C'est commencer enfin à le regarder dans les yeux. En étant immergé dedans ou pressé contre lui, on ne le voit plus on ne se voit plus soi-même. On ne sait plus grand-chose en fin de compte.

On peut alors s'écarter un tout petit peu, il n'est pas nécessaire de s’isoler totalement, mais reculer et faire un petit pas de côté. Faire entrer en soi assez d’absence pour mesurer ce que c’est que la vraie présence, la pure présence, juste, et donc ce que c’est que le monde.

 

La technique, complexe et exigeante, n’est jamais un artifice. Elle est là parce qu’elle est nécessaire, parce qu’elle contient ce qui ne peut être dit autrement.

©Sophie Pirot

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