Ses Veilleuses surgissent de la matière avec une présence qui semble défier le temps. Elles ne regardent pas seulement, elles veillent. Gardiennes silencieuses, elles portent en elles une mémoire ancienne, une lucidité qui traverse les âges.
Elles existent dans l’intervalle, dans cette tension entre ce qui se révèle et ce qui se dissimule. Elles portent des mystères, des codes, des messages cachés. Certains lisibles pour ceux qui savent regarder au-delà de l'évidence, d’autres réservés aux seuls initiés. Leur regard ne livre pas tout, il invite, il interroge. Elles ont vu, elles savent, et elles persistent. Elles sont là, immuables, porteuses d’un savoir dissimulé, livrant à chacun ce qu’il est prêt à comprendre.
Cette série peut alors prendre une dimension presque mystique.
La peinture, héritière des primitifs flamands, s’élabore lentement, par superpositions et ajustements, dans un processus qui relève autant de l’invocation que du labeur. Chaque visage émerge avec une précision minutieuse, sculpté dans la lumière et le temps, habité par une présence qui impose autant qu’elle intrigue.
Elles ne sont pas des autoportraits, et pourtant elles résonnent d’une présence intime, comme si l’artiste déposait en elles une part d’elle-même sans jamais s’y figer. Elles savent, mais ne disent pas tout. Leur silence n’est pas une absence, mais un langage secret.
Leur lucidité est celle du monde, de ce qui demeure, de ce qui insiste quand tout semble disparaître.
Ces Veilleuses Éternelles sont des empreintes survivantes. Elles ne cherchent ni à séduire ni à rassurer. Elles sont là. Indéniables. Inévitables.
Quelques pistes sont délivrées en cliquant sur chaque photo individuellement